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Le syndrome de la poker face au travail : pourquoi vous faites semblant que tout va bien

Dernière mise à jour : 28 juil.

Une partie de vous a déjà démissionné.


Vous souriez en réunion. Vous validez le planning du trimestre prochain. Vous répondez présente pour le séminaire de septembre. Et en même temps, le compte à rebours tourne.


Ce décalage a un nom : la poker face professionnelle. Vous jouez un rôle, et vous le jouez bien. Si bien que personne autour de vous ne se doute de rien.


Ce que cache la poker face


À l'extérieur : une collaboratrice fiable, disponible, qui tient ses dossiers et garde le sourire en réunion.

À l'intérieur : l'envie de partir, la fatigue de continuer comme si tout allait bien.


Ce n'est pas du mensonge. C'est une compétence sociale que vous avez développée, parfois sans la choisir consciemment. Tenir son rôle, ne pas inquiéter son équipe, ne pas alimenter les rumeurs, garder une image professionnelle stable.


Le problème n'est pas que vous y arriviez. C'est ce que ça vous coûte de continuer.


Pourquoi ce masque reste en place


Trois raisons principales, qui s'additionnent.


La crainte d'être jugée. Dire ouvertement "je veux partir" expose à des questions, des suppositions, parfois à un changement de traitement de la part de la hiérarchie avant même d'avoir un projet concret.


La loyauté envers l'équipe. Vous ne voulez pas désorganiser les autres, ni donner l'impression de les abandonner en cours de route.


L'image professionnelle. Vous avez construit une réputation de fiabilité. Annoncer un mal-être, même sans donner de date de départ, semble menacer cette réputation.

Aucune de ces raisons n'est déraisonnable. Mais elles vous maintiennent dans une posture de plus en plus coûteuse.


Le coût que personne ne voit


Maintenir un écart entre ce que vous montrez et ce que vous ressentez demande de l'énergie. Tous les jours.


Cette énergie ne sert pas votre travail. Elle sert à le surveiller. Surveiller votre visage en réunion. Surveiller vos mots quand un collègue demande comment vous allez. Surveiller votre ton pour qu'il ne trahisse rien.


À force, la fatigue ne vient plus seulement de la charge de travail. Elle vient de ce contrôle permanent.


Il y a un autre effet, plus insidieux. Plus vous jouez le rôle de quelqu'un qui va bien, plus il devient difficile de savoir précisément ce que vous ressentez, et ce que vous voulez faire ensuite. La poker face vous éloigne de vous-même.


Les signaux à repérer


Vous comptez les jours ou les semaines avant un changement imaginé, sans avoir engagé la moindre démarche concrète.


Vous validez des engagements à long terme, projets, séminaires, objectifs annuels, en sachant que vous ne souhaitez pas les voir aboutir.


Vous ressentez un soulagement disproportionné dès que vous quittez le bureau, même après une journée sans incident particulier.


Vous évitez les conversations sur votre avenir professionnel, même avec des personnes de confiance.


Votre énergie chute fortement dès que vous n'avez plus besoin de tenir un rôle devant quelqu'un.


Sortir du masque, étape par étape


Sortir de la poker face ne veut pas dire annoncer votre départ dès demain matin, ni tout dévoiler à votre équipe.


La première étape : nommer pour vous-même ce que vous vivez, sans filtre professionnel. Pas "je suis un peu fatiguée". Ce que vous ressentez précisément : l'épuisement, l'envie de partir, le sentiment que ce poste ne vous correspond plus.


La deuxième étape : distinguer ce qui relève du poste actuel et ce qui relève d'un besoin plus large de changement. Un mauvais manager, une charge excessive, un métier qui ne vous correspond plus appellent des réponses différentes.


La troisième étape : choisir qui mérite d'entendre la version honnête de votre situation. Pas tout le monde. Une ou deux personnes de confiance, en dehors du travail si besoin, suffisent pour sortir de l'isolement que crée la poker face.


Ce que le coaching change dans cette situation


Le coaching ne consiste pas à vous convaincre de rester ou de partir. Il consiste à clarifier ce qui se joue réellement derrière l'envie de fuir, et à construire une décision sur cette base plutôt que sur l'épuisement du moment.


Beaucoup de femmes que j'accompagne arrivent avec la même phrase : je veux partir, mais je ne sais pas vers quoi. Le travail commence là.


Identifier ce qui ne fonctionne plus, ce qui compte pour la suite, et la marge de manœuvre réelle dans votre situation.


Ce silence a un prix sur votre carrière professionnelle.


Le coaching vous permet de travailler ce qui freine votre carrière professionnelle.



Anne Sauvaget est coach professionnelle certifiée RNCP et niveau L2 ICF. Après 30 ans dans le secteur du voyage d'affaires Premium VIP, jusqu'à un poste de Global Director d'une entité, elle accompagne aujourd'hui en ligne, partout en France, les femmes managers et entrepreneures qui souhaitent renforcer leur posture et leur légitimité professionnelle. Certifiée SERUM, elle conçoit et anime des bilans de compétences éligibles au CPF.


Femme qui fait semblant que tout va bien

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