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Vouloir tout plaquer au travail sans dépendre de personne : par où commencer ?

Dernière mise à jour : 28 juil.


L'envie de partir est là. Et la même pensée revient, automatiquement : et si je dépendais de mon/ma conjoint.e pendant cette période ?


Cette pensée suffit souvent à fermer la discussion avant même qu'elle ait commencé. Vous remettez le projet à plus tard. Vous retournez travailler. Et l'envie de partir reste là, intacte.


Une peur qui n'a rien d'excessif


Cette réticence n'est pas un manque de confiance en vous. C'est un calcul réaliste sur ce que représente la dépendance financière dans un couple.


Dépendre financièrement de quelqu'un modifie l'équilibre d'une relation. Le rapport de force sur les décisions du quotidien, sur les choix de vie, parfois sur la place que prend la parole de chacun. Beaucoup de femmes ont vu cette dynamique se jouer autour d'elles, chez leur mère, dans leur entourage, et connaissent les effets qu'elle produit sur la durée.


Refuser cette dépendance n'est pas une posture. C'est une décision fondée sur une observation réelle.


Le piège du choix binaire


Le problème n'est pas la prudence financière. C'est la façon dont la situation

se présente : rester dans un poste qui vous épuise, ou démissionner et dépendre.

Deux options, et aucune ne convient.


Ce choix binaire masque une troisième voie : construire son autonomie avant de partir, plutôt qu'en quittant le poste actuel.


Cette voie demande du temps et de la méthode. Elle n'a rien d'un raccourci. Mais elle évite le dilemme tel qu'il est posé au départ.


Construire l'autonomie avant de partir, pas après


Plusieurs leviers permettent d'avancer sans attendre d'avoir tout réglé.


Le premier est financier : constituer une réserve qui couvre une période de transition, même limitée. Ce n'est pas une garantie absolue. C'est une marge de manœuvre qui change la nature de la décision.


Le deuxième est professionnel : clarifier vers quoi vous voulez aller avant de quitter ce que vous avez. Partir sans direction prolonge souvent la période d'incertitude, et donc la dépendance, plutôt que de la raccourcir.


Le troisième est relationnel : parler de cette transition avec votre conjoint avant qu'elle ne devienne une urgence. Une dépendance temporaire et nommée dans un projet commun n'a pas le même poids qu'une dépendance non dite, découverte après une démission impulsive.


Le bilan de compétences comme étape intermédiaire


C'est précisément à ce stade qu'un bilan de compétences prend tout son sens. Il ne demande pas d'avoir déjà démissionné, ni même d'avoir pris une décision. Il sert à construire le projet professionnel qui rendra la transition plus courte, et donc la dépendance plus limitée dans le temps.



Si l'envie de partir vous accompagne depuis un moment sans jamais passer à l'action, cet article sur la poker face au travail décrit un mécanisme proche : continuer à fonctionner normalement en façade, alors qu'une décision se prépare en silence.


Ce que le coaching change dans cette situation


Le coaching ne remplace pas le travail financier ou professionnel décrit plus haut. Il aide à clarifier la décision elle-même : ce qui relève de la peur réelle, ce qui relève d'une prudence excessive, et ce qui vous appartient réellement dans cette équation.


Beaucoup de femmes que j'accompagne découvrent, en travaillant ce sujet, qu'elles ont sous-estimé leur marge de manœuvre réelle, ou qu'elles confondaient une décision de couple avec une décision individuelle qui leur revenait.



Si vous voulez en discuter avant de vous engager, je propose un premier échange offert, sans engagement.


Anne Sauvaget est coach professionnelle certifiée RNCP et niveau L2 ICF. Après 30 ans dans le secteur du voyage d'affaires Premium VIP, jusqu'à un poste de Global Director d'une entité, elle accompagne aujourd'hui en ligne, partout en France, les femmes managers et entrepreneures qui souhaitent renforcer leur posture et leur légitimité professionnelle. Certifiée SERUM, elle conçoit et anime des bilans de compétences éligibles au CPF.


Femme qui veut tout plaquer au travail

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